Les fruits racontent des histoires d’Hommes… Chargé de sens, de valeur et de symbole, élément essentiel sinon exclusif de la première alimentation humaine, le fruit a participé à la structure de la conscience du monde et tissé un lien privilégié avec les Hommes.

Sous Napoléon déjà, sa famille produisaient des cerises dans leur ferme. Il a passé trente ans de sa vie à cueillir des fruits, à en vendre, à en manger. Aujourd’hui, en plus, il les raconte. Intarissable sur l’hovénie sucrée « son goût de raisin sec, qui vient de Chine» ou l’akébia « dont la liane est superbe et qui ressemble à une grosse banane qui éclate à maturité».
Sujet faussement banal, comme ces passants qu’on finit par ne plus voir à force de les croiser au coin de la rue et dont on découvre stupéfait qu’ils mènent une vie d’aventurier. Le jardinier les classe par ordre d’arrivée dans la saison. Il raconte ceux qui se consommaient déjà au néolithique (car toujours l’homme a été un mangeur de fruits mais cela, on le savait depuis Adam et Eve), les fruits sauvages dont le souvenir s’égare, comme la nèfle ou la sorbe, ou ceux qui font partie de la famille tant ils sont présents sur nos tables. Cela se croque et on lui associe l’idée de quelque chose de défendu : deux bonnes raisons de faire fructifier une telle passion.

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