Véritable big bang historique, notre époque voit émerger une civilisation radicalement nouvelle : la civilisation de surpuissance.
Extrait Vidéo Société d’hyperconsommation : « bonheur paradoxal »
Conférences entreprises
Hyperpouvoir et fragilité
L’Odyssée de la surpuissance
Véritable big bang historique, notre époque voit émerger une civilisation radicalement nouvelle : la civilisation de surpuissance.
Les avancées prodigieuses de la technoscience lancent des défis faramineux aux limites du savoir et de l’agir, du vivant et de la matière, de l’intelligence et de l’espace et même de la finitude anthropologique. L’économie capitaliste règne en maître absolu sur la planète, repousse sans cesse les limites du marché, convertit toute réalité et tout désir en marchandise, redéfinit de part en part la manière dont les individus consomment, communiquent, travaillent et même pensent, À l’heure où les Big Tech du numérique affichent une capitalisation boursière supérieure au PIB de nombreux États, la surpuissance techno-marchande s’incarne au plus haut point aux États-Unis et en Chine. De surcroît, l’individualisme de surpuissance consacre le droit souverain du sujet à gouverner sa propre existence dans tous les domaines, à tout choisir en s’affranchissant de toute limite, y compris de celles imposées par la nature : en témoignent notamment les revendications LGBTQIA+, la PMA , la GPA, mais aussi les sports extrêmes, le dopage, le body building, la chirurgie esthétique.
Nous assistons, en parallèle, au retour de la tentation impériale, au basculement de notre époque dans une nouvelle ère géopolitique marquée par la violation du droit international, l’usage décomplexé de la force et l’affirmation d’une surpuissance prédatrice. Si l’exigence de sécurité est
systématiquement mise en avant dans les discours officiels des superpuissances, véritables ogres du théâtre mondial, c’est en réalité, l’accroissement continu de la puissance qui s’impose comme le principal moteur des relations internationales. Un vertige de puissance carnivore (Poutine, Trump, Xi Jinping) sans parole ni principe qui, avec Trump provoque l’éclatement géostratégique de l’Occident et fait exploser la vérité scientifique elle-même.
Ce n’est plus ni la révolution de l’égalité ni la microphysique du pouvoir ni le processus de sécularisation qui gouvernent la marche du monde, mais la spirale des hyperpouvoirs, les surenchères de la puissance, la course-poursuite vers une domination démesurée sans règles ni frontières.
Pour la première fois dans l’Histoire, voici une civilisation qui ne reconnaît aucune borne, où les limites sont systématiquement repoussées, où rien
ne semble pouvoir arrêter l’escalade de la puissance devenue exponentielle, hypertrophique, globale. Désormais toute borne est perçue non comme un repère à préserver, mais comme un défi à surmonter. « No Limits » s’impose comme la devise de la civilisation de surpuissance. L’hypermodernité ne se définit pas par l’effacement des grandes finalités idéologiques mais par la négation des limites infranchissables, le refus de tous les freins et entraves à l’augmentation perpétuelle de la puissance, le dépassement constant des frontières de la connaissance et du réalisable. « Tout est devenu possible » : la civilisation de surpuissance est celle dans laquelle l’impossible est devenu possible et l’inimaginable réel. Mais à mesure que nous défions toutes les limites, le rêve prométhéen se mue en péril et en anxiété. La crise écologique menace la planète, l’ordre politique et géopolitique vacille, la guerre est de retour, la vitalité démocratique s’essouffle, le mal-être intime grandit. Fin de l’illusion irénique de la posthistoire : en dépit des avancées positives de la surpuissance, le destin tragique de Prométhée ne cesse de se rejouer.
La civilisation de surpuissance est celle où tous les seuils du possible et de l’impossible sont franchis, où triomphe la course au toujours plus de puissance avec en contre-point des fragilités et des vulnérabilités systémiques démultipliées. Le sentiment d’insécurité s’étend à tous les domaines de la vie : le climat, les territoires, l’alimentation, les vaccins, l’éducation, le métier, le rapport à soi et aux autres. L’anxiété est devenue notre état d’esprit par défaut. L’individualisme de surpuissance a pour envers l’individualisme de vulnérabilité. Nous ne célébrons plus « la Puissance et la Gloire », nous tremblons face au règne de la surpuissance et de la fragilité généralisée.
Le conférencier CHANGEMENT Philosophe et sociologue, Membre du Conseil d’analyse de la société.
Gilles Lipovetsky (né en 1944), est essayiste français et professeur agrégé de philosophie à l’université de Grenoble. Il est également membre du Conseil d’analyse de la société et consultant de l’association Progrès du Management. Son nom reste associé à la pensée postmoderniste, de même qu’aux notions d’hypermodernité et d’hyperindividualisme.
L’hypermodernité se présente sous le signe de l’excès, d’une montée aux extrêmes dans les sphères les plus diverses de la vie sociale et économique, médiatique, artistique et sportive. Mais elle coïncide également avec un large processus d’autonomisation des individus.
Dans ce nouvel âge marqué par les grands référentiels du marché et de l’individu, le défi sociétal majeur qui est le nôtre est de faire reculer l’individualisme irresponsable au profit d’un individualisme responsable.
Langues : Français, Anglais.
Bibliographie
- L’Empire de l’Ephémère (1987) – Gallimard.

- Le Crépuscule du Devoir (1992) – Gallimard
- La Troisième Femme (1997) – Gallimard
- Métamorphoses de la culture libérale (2002) – Liber (Canada)
- Le Luxe éternel (2003) – Gallimard
- Les Temps hypermodernes (2004) – Grasset.
- Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d’hyperconsommation (2006)-Gallimard
- La société de déception (2006) – Textuel
- L’écran global (2007) – Seuil
- La Culture-monde. Réponse à une société désorientée (2008) – Odile Jacob
- L’Occident mondialisé. Controverse sur la culture planétaire (2010) – Grasset
- L’esthétisation du monde. Vivre à l’âge du capitalisme artiste (2013) avec J. Serroy
- De la Légèreté. Vers une civilisation du léger (2015) – Grasset
- Plaire et toucher. Essai sur la société de séduction, chez Gallimard, (2017)
- L’Odyssée de la surpuissance (2026) – Odile Jacob
Gilles Lipovetsky effectue des séminaires et conférences sur l’Ethique des affaires dans les grands groupes industriels ou bancaires en France, Espagne, Canada, Argentine, Mexique. Il intervient lors de séminaires de recherche sur l’individualisme, le luxe, la consommation et les modes de vie contemporains à Madrid, Barcelone, New York University, Montréal, Mexico, Sao Paulo, Buenos Aires, Santiago, Singapour.
Distinctions
- Chevalier de la Légion d’Honneur
- Docteur Honoris Causa de l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada)
- Docteur Honoris Causa de la nouvelle Université Bulgare (Sofia)
- Docteur honoris causa de l’université d’Aveiro (Portugal)
- Docteur honoris causa de l’université de Vera Cruz (Mexique)
- Docteur honoris causa de l’université autonome des Caraïbes (Barranquilla, Colombie
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